Insolite

Mon Dieu, pourquoi moi ?

Kossou est père de quatre enfants dont trois garçons et une fille. N’ayant pas eu la chance d’être scolarisé, il jura que tous ses enfants iront à l’école sans excuse. Car, celui-ci connait les biens fondés de l’alphabétisation. C’est ainsi qu’il scolarisa tous ses quatre enfants. Au fil des ans, Yoan, son troisième fils progressait de succès en succès à l’école. Il était le premier de sa classe depuis le primaire jusqu’au secondaire. Pendant ce temps, les trois autres, Evariste, Thomas et Ester ne voulant rien faire à l’école ont décidé d’abandonner respectivement les études en 5ème, 6ème et au CM2. Ils redoublaient chaque année. A la différence de leur frère, ils détestent l’école. Ils emmerdaient leur géniteur qui s’évertuait à payer leur scolarité. Le père quant à lui ne les aimaient pas à cause de leur flemme à l’école. Il aimait beaucoup Yoan qui faisait sa fierté. A cet effet, le père décida de soutenir ce dernier jusqu’à ce qu’il finisse ses études supérieures. C’est ainsi qu’après l’obtention de son BAC D avec mention Bien, Yoan décide de faire la Faculté de Médecine afin d’accomplir son rêve de devenir un medecin chevronné dans son pays. Kossou est un planteur dont le champ commençait à vieillir voire mourir. Nonobstant cela, il faisait tout pour répondre favorablement aux besoins de Yoan en terme d’aide financière. Entre temps, il a inscrit les trois autres dans des métiers de leur choix parce qu’ils ne voulait pas les voir inoccupés. Mais chose bizarre, on croirait que ses trois fils sont maudits. Au lieu de se concentrer sur leur métier puisqu’ils n’ont pas connus de succès à l’école, ces derniers jouaient et ne prenaient rien au sérieux. Au bout de quelques années de dur labeur, Yoan de son coté, finit par soutenir sa thèse de Doctorat en médecine. Le jour de sa soutenance, son père et sa mère étaient les plus heureux du monde. Enfin, un grand homme est né dans la famille, mon fils est Docteur. Hé mon Dieu, merci pour tout ! quel bonheur ! Se dit fièrement le père Kossou, pauvre planteur. Alors, après les festivités, chacun rentrait à la maison. Yoan, le nouveau docteur quant à lui, recevait encore des félicitations de la part de ses Maîtres, de ses amis et parents. Il était très heureux car, il allait maintenant travailler et avoir un bon salaire pour épauler valablement sa famille. Malheureusement, trois jours après sa soutenance, il tomba subitement gravement malade. On dirait qu’on lui avait jeté un mauvais sort. Malgré, les soins apportés urgemment, ce dernier tira sa révérence laissant derrière lui, tous ses diplômes laborieusement obtenus. Le père tellement choqué, dépassé et désorienté en voulait à Dieu. Dans ses lamentations, il laissait échapper quelques mots de détresse et d’amertume : « mon Dieu, pourquoi moi ? Pourquoi cela m’arrive à moi ? Pourquoi c’est mon seul bon fils que tu as vu pour appeler alors que les autres bon à rien sont là seigneur ? Tu aurais pu prendre les autres et me laisser celui-là !  Hé Dieu, ton affaire est trop compliquée ». Il pleurait car il était profondement touché, blessé et déboussolé. Comme c’est triste son histoire.

 

Par Michel ALIHONOU.

Fresco, le 21 Novembre 2016 à 23: 09

Source : Insolite

Poèmes

Cette page est destinée à la publication de mes quelques poèmes. Je m’entraine à m’initier à la poésie.   Donc vos critiques et suggestions seront les bienvenues. Elles me  permettront …   Al&…

 

Jeunesse d’Afrique !

 

Nous sommes l’espoir
L’espoir des familles
L’espoir de l’Afrique
L’espoir du monde.

Nous sommes la joie
La joie des familles
La joie de l’Afrique
La joie du monde.

Nous sommes la force
La force des familles
La force de l’Afrique
La force du monde.

Nous sommes la relève
La relève des familles
La relève de l’Afrique
La relève du monde.

Nous sommes la jeunesse
Du courage, de la détermination,
De la persévérance, du positivisme,
De la conviction, de l’union…

Nous sommes l’avenir
De l’Afrique de l’Ouest, de l’est
Du sud, du centre et du nord.
Nous sommes des jeunes battants.

Africaines, Africains
Nous avons une mère
Une seule qui est la belle Afrique
Unissons nos forces, soyons UN
Et rendons notre mère heureuse…

#Dans_ma_folie_souvent
#M.A
Fresco, le 18 Novembre 2016 à 00:28

 

Source : Poèmes

Poèmes

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Al’occasion de la fête de la PAIX

Elle est source de bonheur,
De gaité,
De quiétude,
De tranquillité,
De douceur,
De transparence…
Elle est le symbole de l’Union,
De la solidarité,
De la fraternité,
De la convivialité,
De l’amour,
De l’amitié…
Elle est magnifique. Mais,
Elle souffre.
Elle est menacée,
Violée et violentée.
Dans ce monde
Si tumultueux,
Si cruel,
Si sadique,
Si égoïste,
Si méchant…
Qu’elle a presque perdu
Sa place,
Son sens,
Sa valeur,
Son rôle…
Nonobstant cela, elle demeure
Une richesse,
Un bien de tous…
Elle restera toujours une âme
Indispensable,
Importante,
Irremplaçable…
Pour notre vie et notre survie.
C’est d’ailleurs pourquoi
A l’église,
A la mosquée,
A l’école
Et partout,
On prie pour qu’elle perdure.
On prie pour qu’elle soit effective
En tout lieu et en tout égard.
Elle est la PAIX !
La paix, la paix et la paix
Que la paix règne dans notre monde.
Bonne fête de la PAIX à toutes et à tous !

Dans_ma_folie_souvent
Par M.A
Fresco, le 15 Novembre 2016 à 18:35

Source : Poèmes

Insolite

Quel malheur !

Ce soir à 19h 15 minutes par là, une dame bien endimanchée partait à une cérémonie de mariage. Comme d’habitude, les véhicules qui stationnent sur le trottoir ne laissant pas de place aux piétons créent toujours des désagréments. La pauvre dame marchait le long de la route quand elle est arrivée là où étaient stationnés de gros camions qui occupaient totalement le trottoir en mordant même un peu la voie principale. La chaussée étant rétrécie à ce niveau, elle se frayait un passage précipitamment quand, malheureusement, un taxi compteur étant en trompe vint la percuter violemment. La dame tomba immédiatement sous le coup du choc en criant à l’agonie. Mais le comble, c’est que le chauffeur ne s’est pas arrêté pour voir l’état dans lequel était cette dernière, au contraire, il a redoublé sa vitesse en s’en allant. Pendant ce temps, elle agonisait quand nous accourûmes vers elle pour la secourir. C’était triste ! Mais , elle se rétablira bientôt car elle a été transférée aux urgences. Nous espérons bien. Voyez-vous comment l’homme est mauvais ? Que Dieu nous garde !

Par M.A

Source : Insolite

Insolite

Je publierai quelques textes ici.

 

Soyons prudent(e)s mes ami(e)s !

Ce soir, j’étais à la maison quand mon cousin rentrait tout découragé et désemparé. Cette attitude était inhabituelle. A peine s’est-il assis, il me dit : « Mon frère, j’ai tout perdu ce soir, mon argent, mes pièces, et mon portable. Tout est parti.
-Ah bon ? Ai-je répondu tout inquiet avant de poursuivre, mais que s’est-il passé ? Lui ai-je demandé.
Lui : Après le travail comme d’habitude, je rentrais à la maison en compagnie de deux amis. Nous avons emprunté le « gbaka » (transport en commun) qui nous laissa tous au niveau du carrefour policier au « Banco » à cause de l’embouteillage. Donc, mes amis et moi, au lieu d’attendre un autre comme les autres passagers, avons décidé de faire le reste du trajet à pied. C’est ainsi qu’à peine avons-nous rallongé la voie pour arriver au niveau de premier terrain situé en face de la mosquée et à quelque mettre de la Société SIBETON , où la route est complètement dégradée, quatre individus bien battis étant arrêtés près d’une voiture Peugeot nous ont arrêté.
-Moi : Et pourquoi vous ont-ils arrêté ?
-Lui: Ils se sont faits passer pour des policiers de la Police Judiciaire en avant l’idée selon laquelle, une dame s’est faite agresser et voler par des bandits donc ils sont là pour des enquêtes tout en nous montrant leurs pièces sur lesquelles, on lisait effectivement « police judiciaire avec des cachets provenant de la police ». On était un peu rassuré. Ils nous demandent donc d’obtempérer pour faciliter l’enquête. A cet effet, ils nous fouillaient à tour de rôle. Ils nous ont vidé les poches en y extrayant portable, argent et Bédou. Puis, un des éléments dit à un autre qui était assis dans le véhicule considéré comme le chef coordinateur : Chef ! On a fini de fouiller les jeunes. Et le chef répond à ce dernier en disant : Okay ! Montez dans le véhicule et dites aux jeunes de nous rejoindre à la base, au carrefour policier où attendait la femme agressée et volée, pour retirer leurs affaires après examination.
Ce dernier nous a transmis le message. Et après que les autres soient montés, ils ont démarré en trompe. Et nous nous sommes mis à poursuivre le véhicule en toute vitesse. Mais ces derniers ont dépassé sans même ralentir, le carrefour qui était censé être base et où se trouvait la femme en question. A cet instant, un de mes amis s’écria » Minnnnnce !!!!! Ce sont des voleurs les gars ».Et les choses se sont déroulées tellement vite qu’on a pas eu le temps de prendre le matricule du véhicule.
On venait de se faire voler mon frère. Ils sont partis avec toutes nos affaires. Voici le malheur qui m’est arrivé ce soir.
A mon tour de parler : Hummm, vraiment hein, yako mon frère, c’est triste hein. Des voleurs qui sont font passer passer pour des policiers ? Décidément, c’est méchant ça, ai-je terminé tout triste.
C’est réelle, cette histoire donc méfiez-vous mes soeurs et mes frères. Les gens utilisent toutes les stratégies et tous les moyens pour nous voler.

Par M.A

Source : Insolite

Insolite

Je publierai quelques textes ici.

 

J’ai échappé à un vol ce soir.

Il est 18h à Adjamé¹. Ceux qui n’habitent pas la commune comme moi, s’empressent pour regagner leur domicile. Alors, je m’oriente à pas pressé mais assuré vers notre gare située à quelques mètres de la grande mosquée d’Adjamé. A peine ai-je mordu la voie menant à la gare, je lève la tête et découvre que le lieu est grouillant de monde et il n’y avait pas de véhicule. J’ai toute de suite compris qu’il y avait sans doute un embouteillage. J’arrive enfin sur les lieux. Je patiente comme quelqu’un qui est à son premier rencard amoureux. Je ne bronche pas. Je suis serein. Tout à coup, un « gbaka² » vient tourner devant moi net, avant de se stationner. Et bonjour la lutte sans pitié. Ce n’est pas dans mes habitudes de lutter pour monter dans les « gbakas » mais, cette fois-ci, je me suis jeté dans la danse. Et pendant que nous étions entrain de lutter pour monter dans le « gbaka », un pickpocket était entrain de me palper dans cette foule alors que je me trouvais déjà à l’entrée du « gbaka » et les autres me poussaient puisque je bloquais le passage. Tout d’un coup, j’ai senti que ma poche devenait vide donc je la saisie immédiatement et voilà mon portable qui était déjà presque sorti quand je l’ai attrapé tout net. Ensuite, le malheureux voleur l’a rapidement lâché puis s’est éclipsé dans la foule. Je n’ai même pas eu le temps de voir son visage car l’opération a été ultra-rapide. Heureusement que j’ai échappé bellement. Vraiment quelle chance !!!!

 

¹-Adjamé: c’est une commune d’Abidjan. Elle sert d’intersection à plusieurs commune de la ville.

²-gbaka: un nom dans le jagon ivoirien qui sert à désigner les véhicules de type mini car ou mini bus qui transportent les passagers.

Par M.A

Source : Insolite

Poèmes

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Seul Dieu sait !

 

Je dormirai cette nuit
Je rêverai certainement
Je plongerai dans un sommeil
Adouci, merveilleux et paisible.

C’est vrai,
Je dormirai et
Je rêverai ce soir
Dans un sommeil paisible.

Mais qui sait
Si je rouvrirai encore
Les yeux demain ?
Qui sait si je sourirai demain ?
Qui sait quoi de demain ?
Si ce n’est uniquement Dieu ?
Seul Dieu sait ce qui peut advenir
Cette nuit et même demain
Et toujours.

Alors prions Dieu
Chaque jour
Chaque heure
Chaque minute
Et chaque seconde
De notre vie…
Bonne nuit à toutes et à tous !
Que Dieu nous protège.

#Dans_ma_folie_souvent
#Maïck_ALIHONOU
Abidjan le 03 Novembre 2016 à 22:48

 

Source : Poèmes

Entrepreneuriat

Comprendre ce que c’est que l’entrepreneuriat.

 

Quelle est la responsabilité de la jeunesse dans développement de l’Afrique ?

L’Afrique est un continent riche. Mais c’est le continent qui souffre le plus au monde, sans doute à cause de son passé douloureux caractérisé par l’esclavage indescriptible et le colonialisme. Elle a subi des exactions, des injustices, des stigmatisations et des traitements inhumains vis-à-vis du colonisateur. Toutes ces atrocités sans nom ont eu des répercussions très graves sur son développement. Car, à un moment donné, ce continent a été presque vidé de ses bras valides, de ses hommes pour le compte de l’Occident. Ce n’est que, de nombreuses années plutard et après de longs et périlleux combats, qu’on accède à l’indépendance dans les années 1960 pour la plupart des pays. Mais de cette date jusqu’à aujourd’hui, on peut soutenir que le continent souffre cruellement encore de plusieurs maux qui empêchent son développement. Et c’est la jeunesse qui en souffre le plus, puisque le taux de chômage reste encore très élevé dans nos pays africains. De ce fait, face à cette situation, la jeunesse doit pouvoir prendre son destin en main avec des volontés sans équivoque pour s’indépendantiser surtout, sur le plan financier afin de contribuer au développement de ce beau continent. Mais avant de poursuivre, posons-nous la question de savoir quelle est la responsabilité de la jeunesse africaine dans le développement de l’Afrique ? Cette problématique aborde plusieurs thématiques mais nous allons d’abord faire un état des lieux sur la situation de la jeunesse africaine avant d’étayer notre sujet.

I-1-La réalité actuelle de la situation de la jeunesse en Afrique.

Aujourd’hui, il suffit de sillonner dans deux ou trois pays africains pour se rendre compte que les plaintes de la jeunesse sont les mêmes. Le constat même est visible. Le nombre de jeunes sans emploi est révélateur sans même faire d’analyse. En effet, la jeunesse souffre du manque d’emploi véritable de façon général mais particulièrement c’est la jeunesse diplômée qui encaisse le coup dur de cette réalité. On n’est donc pas étonné de voir des jeunes qui, après leurs différentes formations couronnées de succès se errer dans les rues ou s’asseoir à la maison sans occupation véritable pour mettre en exergue tout ce qu’ils ont comme bagage intellectuel. Ils sont nombreux ces jeunes détenteurs du BTS, de la Licence, du Master et même du Doctorat qui pourront aider le continent à évoluer grâce à leurs connaissances variées. Mais dommage est de constater que ces jeunes se trouvent souvent obliger de faire des travaux à revenu modeste pour ne serait-ce que gagner leur pain quotidien. Parlant de petits métiers, on peut jeter le regard vers les gérants de cabine, les cireurs ambulants de chaussures, les vendeurs de lotus, les vendeurs d’eau glacée dans les grands carrefours pour ne citer que ceux-là qui en majorité sont des diplômés dont les diplômes croupissent dans de vieux cartons sous les lits. Certains courageux parmi eux font retour à la terre en rejoignant leur parent dans les plantations. Il arrive même que des parents regrettent pourquoi ont-ils amené leurs enfants à l’école si c’est pour avoir leurs diplômes et venir les rejoindre dans les champs à cause du manque d’emploi. Dans ces conditions là, certains parents vont même loin en disant « l’école est une perte véritable de temps… » Ce n’est pas autant juste mais on peut les comprendre. Cependant, il faut dire que dans la majorité de nos écoles, universités et grandes écoles, on n’enseigne pas véritablement ce que c’est que c’est que l’entrepreneuriat aux jeunes et par conséquent ces jeunes n’ayant pas l’esprit entrepreneurial pensent qu’en dehors des concours pour intégrer la fonction la publique ou des recrutements dans les entreprises, ils ne peuvent plus rien faire. Ou encore, d’autres soutiennent la thèses selon laquelle créer une entreprise est parsemé de risques (on peut faillir à tout moment disent-ils) alors que travailler en fonction publique, c’est garantir sa carrière et sa retraite. Pourtant, il y a bien d’exemple de gens qui ont connu du succès en entreprenant. Aussi, en attendant d’avoir la chance d’intégrer une entreprise en tant qu’employé ou d’intégrer la fonction publique, que fait cette jeunesse ? C’est bien de ça qu’il s’agit, puisque nous savons que le fait d’être au chômage entraine des conséquences graves telles le viol, le vol, la cybercriminalité, le banditisme, la prostitution… Certains politiciens manipulent même des jeunes étudiants à des desseins lugubres . Par ailleurs, il ne faut pas oublier qu’à coté de ces jeunes diplômés, il y a aussi, les jeunes qui n’ont pas eu la chance (peut-être ) d’être scolarisés ou d’aller loin dans les études. Mais ces derniers évoluent majoritairement dans les métiers tels que la mécanique, la menuiserie, la couture, la coiffure, la soudure, le commerce etc. Il faut noter que ces métiers étant pour la majorité classés dans le secteur informel, permettent à ces jeunes d’être autonomes et d’aider leurs parents.

I-2- Que font nos dirigeants pour les jeunes ?

Si bon nombre de jeunes souffre du manque d’emploi, c’est parce que nos dirigeants manquent de politique véritable à ce niveau. Pourtant cette responsabilité leur incombe. D’abord, au niveau de la formation, nous sommes formés dans des conditions inadéquates et inappropriées( absence des bibliothèques, manque d’équipement des laboratoires de recherche, manque de salles de classe dans nos écoles, manque d’amphithéâtres et de salles de Travaux dirigés dans nos universités etc) . Ce qui rend naturellement, l’apprentissage pénible. Dans des filières où la pratique doit être sans excuse, on forme plutôt des étudiants théoriquement sans que ceux-ci ne manipulent de machines pour savoir ce dont il s’agit concrètement de façon pratique. C’est déplorable ! Non seulement ça, mais aussi, il existe des facultés où des matières qui n’ont pas de débouchés ici en Afrique. Il faut donc que les gouvernants revoient l’organisation au niveau des études et spécialités.

II-1-Responsabilité ou place des jeunes dans le développement de l’Afrique.

Notre continent dispose d’une richesse énorme du point de vue, d’une part, par ses potentialités et atouts et d’autre part, par sa puissante jeunesse. Mais comment les jeunes doivent-ils contribuer efficacement au développement de leur Continent ? On compte chaque année plusieurs africains en majorité des jeunes qui périssent dans la méditerranée tentant de rejoindre l’Occident. C’est choquant quand on voit nos frères mourir ainsi. Il est vrai que, personne ne peut empêcher quelqu’un d’aller en aventure pour la recherche de meilleures conditions de vie ou d’un mieux-être mais aller dans des conditions presqu’inhumaines n’est pas encourageable. Pour éviter ces pertes, il faut que les jeunes prennent conscience qu’ils peuvent réussir en Afrique sans toutefois sacrifier leur vie pour l’Occident. Ainsi dit, nous jeunes devons rester à équi-distance de la politique et nous battre. Nous devons prendre notre destin en main sans attendre tranquillement sur nos lauriers, une quelconque aide venant qui que ce soit. Nous devons entreprendre des projets susceptibles de nous rendre autonomes financièrement. Il faut que nous soyons unis en tout lieu et en tout égard. Il faut qu’on se forme à l’entrepreneuriat. Nous devons nous unir pour monter et réaliser des projets par contribution soit en nature, en numéraire ou quoi d’autre que ce soit. Nous ne devons plus attendre nos autorités qui ne font pratiquement rien pour nous. Nous devons nous lever pour nous battre pour faire évoluer notre Afrique. Il faut sensibiliser les plus jeunes à s’orienter vers les filières ayant des débouchés en fonction de nos réalités en Afrique. Ne nous laissons plus distraire par la politique qui ne fait que nous diviser alors que nous sommes tous enfants de la même mère qui est l’Afrique. Mes soeurs, mes frères, jeunes africaines et africains, notre destin et celui de notre continent se trouvent dans nos mains. Si l’Afrique doit évoluer ou se développer, cela dépendra véritablement de nous. Donc levons-nous et battons-nous !
Et la solution pour le développement de notre Afrique n’est rien d’autre que l’entrepreneuriat. Soyons donc une génération d’entrepreneur. Car aucun pays au monde ne peut valablement se développer sans l’entrepreneuriat.

II-2- La responsabilité de nos Etats.

Il faut que nos dirigeants, en lieu et place d’aller dilapider l’argent de nos sueurs (l’argent du contribuable) dans les belles villes de l’Europe, puissent réellement penser à cette jeunesse qui patauge dans l’incertitude d’employabilité. Il revient donc à nos États de trouver des stratégies appliquées pour lutter contre le chômage. Cela doit commencer par nos écoles, grandes écoles et Universités où il faut bien former les futurs cadres et donc l’avenir du continent. A ce niveau, il faut équiper laboratoires de recherches, les bibliothèques, doter les universités d’une couverture puissante de réseau WIFI favorisant les recherches et formation via l’internet. Il faut construire des amphithéâtres, des salles de travaux dirigés dans nos universités, des salles de classes dans nos écoles pour décontracter le nombre pléthorique des élèves et étudiants dans les salles. Il faut encourager l’enseignement de l’entrepreneuriat et élaborer une politique d’accompagnement et d’encouragement des jeunes porteurs de projet qui se lancent en affaire, en créant de vraies structures ou Fonds de financement pouvant financer le plus grand nombre possible de jeunes entrepreneurs. Enfin, nos dirigeants doivent créer de grandes entreprises et des usines capables d’embaucher plusieurs milliers de jeunes. C’est seulement ainsi et avec une véritable politique de développement qu’ensemble nous pourrons bâtir et développer notre cher continent qui jusque-là souffre énormément.

Par Michel M. ALIHONOU
Abidjan le 03 Novembre 2016.

Source : Entrepreneuriat