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Les conseils d’une grand-mère.

Cela fait maintenant quelques jours que grand-maman est venue nous voir à Abidjan. A son arrivée, mes soeurs et moi étions contentes de faire sa connaissance puisque, nous ne nous connaissions pas auparavant. Mais, notre mode de vie déplait à notre mémé. Elle n’apprécie pas trop la culture urbaine qu’elle qualifie de « culture occidentale mal adoptée ». Pour nous, c’est normal parce qu’elle est villageoise, du genre un peu incivilisée. Donc, on ne faisait  pas trop attention à ce qu’elle disait. Même pour regarder les feuilletons, elle refusait.  Car, sa première fois de regarder, elle assimilait cela à la dépravation des moeurs. Puisque, ce jour-là, la petite partie du film qu’elle avait regardée était semblable à de la pornographie. Elle voyait presque tout ce que nous faisons en anormal. Elle grondait souvent notre ma maman en lui disant, qu’elle a raté l’éducation véritable qu’elle lui avait inculquée autrefois au village. Chaque fois, la mère de notre mère, trouvait quelque chose à dire ou à redire sur telle ou telle attitude. C’est ainsi qu’un soir, alors que j’allais à l’anniversaire d’une amie, elle m’interdit de franchir le seuil de la maison. Elle me dit :<< mais, ma fille, c’est quel genre d’habillement ça ? N’as-tu pas honte de sortir étant habillé si dénudément ? Aller, tu vas me changer ça toute de suite ! >>  Franchement, je ne voyais pas ce qu’elle appelait mauvais habillement. Puisque, j’avais porté un « body bras mince décolté  » sur une mini-jupe à la cuisse. Habituellement, je porte cela mais, maman ne m’a jamais reproché quelque-chose. Je réponds donc à mémé en ces termes : « Aller, mémé, ce n’est rien de grave. Je suis habituée à ça oh. C’est ce que les jeunes de mon âge portent maintenant oh. C’est notre temps et je sais que tu trouves cela très bizarre mais, c’est notre mode actuelle oh. S’il te plait mémé, je vais sinon, je serai en retard… » Après ma réponse, la vieille m’observait droit dans les yeux puis a remué sa tête sans rien dire. J’étais sidérée par son silence à tel point que, je n’arrivais pas à comprendre. Mais, tout de même, je suis allée à mon rencard d’anniversaire. Tout s’était bien passé. C’était un vendredi soir. Mon père est banquier et ma mère travaille aux Impôts. Ils n’ont presque pas le temps.  C’est généralement les week-ends qu’on a l’occasion de bien se voir et de discuter souvent. C’est ainsi que le lendemain, c’est à dire le samedi, notre mémé nous a tous réuni après le dîner. Elle a dit qu’elle souhaiterait s’entretenir un peu avec nous (toute la famille). Personnellement, je pensais que c’était peut-être, à cause de mon comportement d’hier et qu’elle était peut-être choquée.
Nous étions donc silencieux jusqu’à ce qu’elle prit la parole.
Mémé : « mes enfants, je vous remercie pour tout ce que vous faites pour moi dans cette maison. J’ai été bien accueillie et je ne me plainds de rien. Mon départ s’annonce bientôt et dans quelques temps, je rejoindrai mon village-chéri. C’est d’ailleurs pourquoi, j’ai voulu m’entretenir avec vous ce soir. Ceci étant, je sais que vous allez trouver que je suis un peu bizarre parce que d’après vous, nous, les villageois en général venons d’un autre monde, mais écoutez-moi attentivement !
D’abord, ma fille, je m’adresse à toi de prime abord, parce que la charité bien ordonné commence par soi-même. Cela dit, je suis très fière de toi car, tu as su relever le défi du succès. Aujourd’hui, toute la famille est fière de toi sur ce point. Mais, personnellement, je ne suis pas du tout contente de toi en ce qui concerne l’éducation de tes enfants. Sur ce point, tu as fait fiasco. Tes filles ne savent ni cuisiner, ni balayer, ni respecter, ni s’habiller. C’est dommage !  Car tu as manqué de leur inculquer ce que tu as appris de moi. C’est grave !!! Très grave ! J’ai honte pour elles et toi. Ce n’est pas parce que, tu as les moyens que tu dois laisser les servantes cuisiner tous les jours pour ton homme. Ce n’est pas parce que, tu as l’argent, que tes servantes doivent laver les habits, voire souvent les dessous de tes filles. Non, tu ne les rends pas service. Tu les habitues à la flemme et à cette allure, elles n’auront pas de dignité. Et demain, tu seras tenue en responsable. Ce n’est pas parce que, tu as les moyens que tes filles doivent mal s’habiller. Ça n’honore pas la femme. Ce n’est pas parce que, tu as les moyens que tes filles, à l’âge de la puberté doivent sortir avec des garçons. Bref, tu dois revoir ta façon d’éduquer tes filles sinon, je crainds véritablement pour leur futur.
Ensuite, mon fils, mon beau-fils, Il est vrai que les hommes n’ont généralement pas le temps de surveiller ce qui se passe dans leur foyer, mais, je te demande pardon, de temps en temps, il faut vérifier et savoir proscrire les mauvaises habitudes et attitudes pouvant remettre en cause ta réputation et celle de ta famille. Il faut que tu sois un peu plus rigoureux envers tes enfants. Il y va de leur intérêt. Même si, elles te trouveront un peu dur, plutard, elles te comprendront sûrement et seront fières de toi.

Enfin, vous, mes filles. Mes petites filles ! Savez-vous pourquoi, on dit que l’or et le diamant sont-ils des objets très précieux ? Savez-vous pourquoi, des filles d’Abidjan peinent à trouver un vrai mari, un foyer ?
Savez-vous pourquoi, les hommes s’intéressent plus aux femmes sexy ? Il y a tellement de questions que je préfère me limiter là.
Bien, commençons par répondre aux questions. 1- L’or et le diamant sont des objets très précieux car, on les voit très rarement. Et puis, pour les voir, cela nécessite un véritable travail acharné. Il faut d’abord, creuser la terre à une certaine profondeur, ensuite, fouiller pour en extraire et laver avant qu’ils ne brillent de leur éclat. Et quand on souffre ainsi, pour les avoir, on sait y prendre soin. Si, ces choses précieuses se retrouvaient n’importe où et n’importe comment, on n’allait jamais leur attribuer le qualificatif  » précieux ».
2-Des femmes d’Abidjan n’arrivent pas à se trouver un mari, un foyer parce que, tout simplement, elles pensent à faire la vie et non à construire leur vie. Ce sont elles qui ont les gros portables pour ne serait-ce que trainer sur le facebook, en faisant des selfies montrant leur parties intimes à tout le monde. Ce sont elles qui mettent les rouge-à-lèvres à outrance tout le temps sans oublier les faux cheveux. Ce sont elles qui aiment  les poulets braisés, les poissons piqués, les chawarma, les glaces alors qu’elles ne savent même pas cuisiner  » le baka de riz »… Ce sont elles qui aiment fréquenter les maquis, les anniversaires… Elles aiment tellement le luxe mais, elles ne pensent pas à travailler durement pour gagner leur vie et se faire respecter. Elles ne passent leur temps qu’à courir derrière les hommes pour les racketter. Soyez rassurées mes filles, aucun homme ne voudra de ces filles si, ce n’est juste pour le sexe.
3-Les hommes s’intéressent aux femmes sexy, ne serait-ce que pour le jeu sexuel. Quand ils voient une fille qui est habillée dénudément, ça les excite la plupart du temps. Et, ils se donnent les moyens de conquérir ces filles pour assouvir leur pulsion ou désir sexuel. Mais personne d’entre eux, le plus souvent, n’est prêt pour épouser ce genre de filles. Ils vous apprécient bien quand vous vous habillez mal. Pourtant, au fond d’eux, c’est l’ironie. Au moment opportun de choisir une femme pour épouser, vous êtes toujours étonnées de leur choix. Ça vous choque mais c’est ainsi. Certains sont tellement malins.

Bref !  Je suis partie de toutes ces questions-réponses, pour vous dire que votre corps est plus que l’or et le diamant qui sont toujours couverts et protégés pourtant. Il faut que vous sachiez que le corps de la femme est sacré. Il a besoin d’être couvert et bien protégé. N’exposez pas votre corps lorsque vous vous habillez pour sortir. Donnez-vous du respect, de la considération et de la valeur. Vêtez-vous avec pudeur et modestie. Portez rarement ou évitez les pantalons jeans, les collants, les culottes…Ce ne sont pas des vêtements pour la femme africaine. Car, la femme dans son essence propre, incarne des valeurs très considérables. Évitez d’être comme des jouets sexuels pour les hommes. Cherchez à vous construire une bonne identité et une bonne réputation. Soyez des femmes complètes en apprenant la cuisine, la lessive, le ménage pour ne pas dire, tout ce qui incombe à la femme. Retenez qu’une femme paresseuse est un danger pour la famille. Ne suivez pas la mode. Elle vous trahira. Ne suivez pas vos amies, elles risquent de gâcher votre vie. Ne vous laissez pas influencer par la culture occidentale que vous consommez au travers des médias. Nous n’avons pas les mêmes cultures. Ne regardez ces feuilletons que pour améliorer votre niveau de langage, sinon, évitez-les. Et par dessus tout, travaillez avec acharnement pour votre autonomie financière afin de ne pas être à la merci des hommes. Respectez tout le monde. C’est ainsi que,  vous serez des femmes rares très recherchées par de vrais et bons hommes. Ce sont ce genre de femmes que les hommes recherchent le plus souvent quand, il s’agit de mariage.  À bon entendeur, j’en ai fini. »
Ce soir-là, mémé nous avait prodigué de bons conseils. Nous étions tous fiers d’elle. Et, nous lui avions promis de suivre à la lettre, ses conseils précieux.
Je venais de me rendre compte, que nos parents du village sont dotés d’une sagesse et d’une culture impeccable. J’ai appris assez de choses grâce à mémé. Elle n’a pas pourtant fait les bancs…

Auteur : Michel ALIHONOU, « Les sages conseils de mémé »

 

Motivation

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Je suis Miriam mais le plus souvent on m’appelle mimi. Je fais le commerce dans la ville d’Abidjan. Livrée à moi même dès mon plus jeune âge, j’ai commencé par la commercialisation d’eau glacée à Adjamé. La vie était tellement dure pour moi à cette période de mon âge que, je priais souvent Dieu de venir me chercher (pensée d’une gamine). Mais, avec le courage, je surmontais toutes les difficultés sur mon chemin. Mon travail consistait à me promener avec de l’eau glacée sur la tête de matin jusqu’au soir sans oublier que circuler à Adjamé ( une commune toujours noir de monde ) est déjà un calvaire. Je travaillais pour ma tante Fatou, une femme vraiment invivable. Je ne parlerai même pas de ce que je subissais comme souffrance avec elle. D’ailleurs, ce qui m’a le plus marqué, c’est ce qui suit. Un jour, alors que je vendais de l’eau, j’ai été violemment bousculée par des gens pendant que,  je me frayais un passage sur le boulevard Nangui Abrogoua. Puis, malheureusement,  je suis tombée avec la cuvette contenant de l’eau glacée. Ensuite, tous les sachets d’eau se sont cassés. Il y avait à peine 2 sachets restés intactes, que j’ai pu ramasser. Je savais dès cet instant, que je venais d’avoir un sérieux problème avec ma tante. Une fois à la maison, j’expliquai ce qui m’est arrivé à cette dernière. Sans même se soucier de mon état de santé à savoir si, je suis blessée ou pas, elle a commencé à m’insulter et me traiter de tous les noms. Voici ses quelques injures qui sont restées gravées dans ma mémoire: « sale petite voleuse et menteuse. Dis plutôt que tu as tout vendu et que tu as caché mon argent oui. Idiote là, je te donne jusqu’à 18 heures pour me donner mon argent. Sinon, tu verrais de quoi je suis capable… »  Pour précision, c’était en « dioula » qu’elle avait prononcé ces mots. J’ai tout essayé pour lui expliquer que je ne mentais pas mais, elle n’a pas voulu me croire. Ce jour-là, elle me bastonnat sévèrement jusqu’à me blesser, et j’ai encore cette cicatrice sur mon bras gauche. C’est ainsi qu’après une semaine, j’ai décidé de la quitter car, j’en avais marre. J’ai donc rejoint mon amie Korotoum, ma meilleure amie qui vivait encore chez ses parents. Avant mon arrivée chez eux, elle en avait déjà parlé à ses parents. C’est suite à leur accord, que j’ai intégré leur famille. Ils m’ont accueilli avec joie et j’étais heureuse d’y être. N’ayant rien pour démarrer mon commerce d’eau glacée, j’ai demandé un prêt de 3000f à la mère de mon amie. Laquelle somme m’a permis de débuter mon commerce. J’ai d’abord acheté une cuvette à 1000f avec laquelle j’allais transporter l’eau pour vendre. Et je m’approvisionnais le parquet contenant trente sachets d’eau à 500 F dans les grandes boutiques. N’ayant pas de frigo, j’achetais de la glace d’au moins 100f pour les concasser sur les sachets d’eau puis je charge la cuvette sur ma tête et je pars vendre en criant  » ya de l’eau Awa bien glacée. De l’eau ? De l’eau ?  « . Je vendais un sachet d’eau à 50F. Il faut noter que je pouvais vendre au moins trois à quatre parquets par jour. Désormais, je n’avais donc plus à travailler pour quelqu’un. En une semaine d’après, j’ai remboursé mon crédit. Et j’ai commencé à faire mes petites économies. Tout allait bien avec mon amie Korotoum et sa famille. Il n’y avait pas de disputes et d’emmerdements. Après un an, j’ai fait mon bilan et, sachant que je gagnais en moyenne 2000f comme bénéfice par jour, j’épargnais 1500f. C’est ainsi que, j’ai alors pris mon économie d’un an, pour créer un petit magasin de produit cosmétique dont, j’ai confié la gestion à la sœurette de Korotoum. Je n’avais que 18 ans peine. Puis, j’ai continué mon commerce habituel pendant un bon moment avant de me lancer plutard dans le commerce de pagne, tout en développant petit à petit mon magasin de produits cosmétiques. Sans mentir, tout marchait bien par la grâce de Dieu. Orpheline et N’ayant pas de bonne famille derrière, je me devais de me faire une place dans cette société difficultueuse. Donc, je ne me laissais même pas distraire par les garçons qui m’approchaient pour me parler d’amour. Je n’avais que mes affaires en tête. Étant donné que,  je pouvais maintenant me prendre une petite maison, j’ai décidé de partir de chez mon amie à qui je dois tout. Pour être reconnaissante envers elle et sa famille, j’ai crée un grand magasin de produits cosmétiques pour sa petite soeur Fati qui gérait le mien en son temps. Toute sa famille était joyeuse et fière de moi. Par ailleurs, je me suis également essayée dans le commerce de « Bazin » en plus des pagnes, chaussures et produits cosmétiques. Le comble, c’est que ça marchait véritablement car je vendais du vrai bazin de qualité. Je tournais autour de 25ans maintenant. Et à cet âge, j’allais déjà au Mali, Burkina, Guiné… Pour faire des achats et venir revendre. Je ne m’en revenais pas souvent quand, je pense que, dans un passé récent, j’étais une enfant maltraitée et dépourvue de tout droit. Dorénavant, propriétaire de plusieurs grands magasins à Abidjan et à l’intérieur du pays, je ne faisais que circuler de magasin en magasin pour contrôler et voir l’évolution de mes affaires. A 27 ans, j’avais à mon actif, dix (10) employé(e)s à qui,  je versais mensuellement un salaire. Dès l’âge de 29 ans, je me suis mariée avec Abdul, 32 ans et chef d’entreprise. Nous avons déménagé dans notre nouvelle maison à Cocody riviera-palmeraie. Deux années après notre mariage, j’ai acheté ma propre voiture. Tout fonctionnait à merveille pour moi. Dieu me bénissait vraiment. Louange à lui !  Alors, un matin, je me suis rendue avec mon époux, chez ma fameuse tante qui me traitait comme une moins que rien, il y a de cela, quelques années. C’était une visite à dessein pour moi, mais surprise pour elle. Il faut rappeler que depuis que j’ai quitté la maison, je ne m’y suis plus retournée, même ne serait-ce que pour les saluer. En partant, j’avais acheté deux sacs de riz 50kg Uncle Sam avec des bidons d’huiles et parquets de savon sans oublier les pagnes, bazins, pommades et chaussures pour son cadeau. Une fois chez elle, sa surprise était tellement grande, qu’elle s’est évanouie lorsqu’elle m’a vu complètement changée. Ce n’est que, quelques temps après, qu’elle a pu retrouver sa mémoire et la clarté d’esprit. Ce jour-là, elle était en compagnie de ses enfants mais son mari était absent. Sans plus tarder, nous (mon mari et moi) donnions les nouvelles qui n’étaient rien d’autres qu’une visite et salutation familiale. Je sentais la gêne et la honte dans la voix de ma tante, lorsqu’elle prit la parole. Certainement, elle avait des remords concernant ce qu’elle m’avait fait subir. Pour moi, c’était du passé en tout cas. Après une heure du temps passée avec eux, je me suis dirigé vers la voiture en appelant ses enfants à venir m’aider pour prendre les cadeaux. Quand elle a vu les bagages avec lesquels je suis venue, elle a commencé à couler des larmes à son insu. Tellement, elle n’y croyait pas. Avant de prendre congé d’eux, mon mari et moi lui avons remis une somme de 50.000f. Et, sur ce dernier geste, elle est tombée en génuflexion en saisissant mon pied avec la tête baissée pour me demander pardon pour tout ce qu’elle a pu me faire de mal. Elle pleurait telle une fillette et je laissais couler des larmes aussi. Je l’ai aidée à se relever et je l’ai serrée dans mes bras en lui disant ces mots :  » Ma tante, sèches tes pleurs. Je te pardonne tout. Et sache que tu ne m’as rien fait de mal. Au contraire, j’ai beaucoup appris grâce à toi. Tu pensais me faire du mal mais, tu m’as plutôt ouvert la voie du succès. » A son tour de me répondre: « merci de me pardonner ma fille. Merci pour tout. Je regrette vraiment de t’avoir maltraitée. Merci et que Dieu te bénisse. » C’est sur ce mot de fin, que nous avons pu prendre congé d’elle finalement. Et voilà donc, la fin de mon histoire. J’aimerais dire à tous ceux qui me liront que la vie nous réserve trop de surprises. L’esclave peut aussi devenir le maître demain. L’essentiel dans cette vie, c’est de savoir saisir toutes les opportunités et ne rien prendre en mal même si c’est du mal qu’on vous inflige. Simplement avec un montant de 3000f, je suis aujourd’hui propriétaire de plusieurs magasins. Ne négligez rien qui puisse vous donner de l’argent légalement et proprement. Puis, croyez beaucoup en Dieu. Car, lui seul peut tout.
Par Michel ALIHONOU, in  » Monde cruel  » inédit.

 

Abidjan le 13 Mars à 01:10